SOUTHERN SCENIC ROUTE

En français : La Route Panoramique du Sud.
La Scenic route à été créée en 1985 pour développer le tourisme dans le sud du pays en partageant les points d’intérêts et pour faire découvrir cette partie du pays aux voyageurs. Il y a eu plusieurs extensions depuis sa création pour former aujourd’hui un U partant de Dunedin et longeant les côtes des régions de l’Otago, des Catlins, du Southland avant de remonter dans les terres du Fiordland jusqu’à Queenstown. Tu peux bien évidemment la faire dans l’autre sens, ou n’en faire qu’une partie en fonction du temps que tu consacreras à ton road trip Néo-Zélandais.
Pour parcourir cette route mythique, rien de plus simple, tu n’as qu’à suivre ce panneau.

Les routes, de ce circuit qui compte 610 km, sont magnifiques. Elles sont bien entretenues, larges, vallonnées et bordées de superbes paysages alternants plaines de campagne et baies océaniques. Chaque kilomètre de ce parcours invite au voyage et à prolonger le plaisir.
Nous n’avons malheureusement pas eu la chance de faire tout notre périple sous un ciel bleu car nous avons essuyé les précipitations de la fin d’un cyclone provenant de Nouvelle Calédonie, et nous les avons suivies sur plusieurs jours. Mais à chaque éclaircies, nous découvrons notre environnement et nous sommes, d’abord soulagés par le fait qu’il ne pleuve pas puis, émerveillés par la beauté des paysages.
Il n’y a pas que la route qui est intéressante, et c’est là tout le charme de la Scenic Route. En effet, en faisant des petits sauts de puce de quelques dizaines de kilomètres par jour, il est possible de voir énormément de choses en très peu de temps.
La côte Est du Sud de l’île est réputée pour son cadre sauvage où il est possible d’observer un bon nombre d’espèces marines depuis la côte comme les pingouins bleus, les pingouins aux yeux jaunes, les lions de mer, les albatros et toutes sortes d’oiseaux marins. Enfin, il ne faudra surtout pas manquer de nager avec les dauphins ! Les amoureux de faunes sauvages seront sous le charme de cette partie du trip.
On y trouve également des lieux incroyables et mystérieux comme les Moeraki Boulders ou encore les caves de vers luisants – glow worms. Les activités ne manquent pas tout au long du périple. On ne compte plus les cascades et les randonnées, plus ou moins longues, disséminées sur le trajet. Rien de tel qu’une petite balade au bord de l’océan ou en forêt pour se dégourdir les jambes et ainsi s’octroyer une pause pendant une journée de route.
Et pour couronner le tout, ces activités sont toutes gratuites !
Nous avons entamé ce périple par la côte Est en revenant du Mont Cook et nous te faisons découvrir la Scenic Route en partant de Moeraki jusqu’à Queenstown.

 

Moeraki Boulders

Pour les puristes, les Moeraki Boulders ne font pas parties de cette fameuse « Route du Sud » mais c’est un bon prélude avant d’attaquer réellement la route.
Ce site, très particulier, se situe à 75 km au nord de Dunedin (point de départ ou d’arriver de la Scenic Route). Tu te demandes certainement pourquoi cet endroit est si particulier ? Allez, une fois n’est pas coutume, j’envoie les photos tout de suite et je t’explique après.

 

Alors tu as maintenant une idée précise de ce que pourraient-être ces sphères ???
Selon la légende Maori, des navigateurs venus de Hawaiki – la terre des ancêtres – se seraient fait prendre dans une tempête et un canoë isolé se serait échoué sur la côte. Le reste du canoë et des survivants se seraient alors changés en pierres.
La raison scientifique serait une érosion de 60 millions d’années dans le sable et les falaises côtières. Les Boulders seraient formées par des sédiments des fonds marins déposés autour d’un noyau de boue fossilisée.
Selon nous, et nous avons plusieurs théorie sur le sujet. Cela pourrait être un nid de dinosaure pétrifié et fossilisé puis protégé par un dépôt d’alluvions marins durant des millénaires. Le retrait des océans et l’érosion des vagues laisseraient sur la plage des œufs provenant d’un énorme animal préhistorique.

 

Autre théorie qui nous semble plutôt crédible, la chute de météorite durant une période où le niveau des océans était beaucoup plus élevé qu’aujourd’hui. Cette pluie de roches interstellaires se serait figée instantanément au contact de l’eau froide du Sud du Pacifique actuel. Puis, se serait déposée au fond en attendant d’être régurgitée par l’érosion de la plage.
Dernière théorie, nous pensons très sérieusement qu’une partie de pétanque entre géants s’est déroulée ici même.

Quoi qu’il en soit c’est vraiment impressionnant et déroutant de voir que la nature puisse créer de telles choses posées sur la plage.
Trucs et astuces : Pour éviter le péage pour stationner de ta voiture, ou de ton van, au plus proche des Moeraki Boulders, il faudra te garer au parking au bout de la Moeraki Street et marcher une dizaine de minutes sur la plage. Autre astuce, qui peut paraître évidente, il est préférable d’y aller à marée basse car la plupart des pierres sont dans l’eau à marée haute.

 

Dunedin

Première étape de ce road trip, c’est le moment de faire des réserves pour les prochains jours car la prochaine grande ville est à l’extrême Sud du pays. La ville de Dunedin en tant que telle ne présente pas un grand intérêt pour nous mais déjà nous apprenons qu’il est possible d’observer des pingouins à proximité.

 

Pour cela, nous nous dirigeons vers la péninsule d’Otago. Au bout de la route se trouve un phare et le lieu de nidification des albatros. C’est un des seuls endroits où ces immenses oiseaux se posent et s’approprient la côte du « continent ». Habituellement ils le font uniquement sur de petites îles éloignées du rivage. Si tu n’as pas eu l’occasion de les observer à Kaikoura, c’est un lieu privilégié pour les voir ou les revoir.

 

Il est aussi possible d’apercevoir les pingouins antipode (yellow pinguins) ou pingouins aux yeux jaunes. Comme son nom l’indique, il est reconnaissable à sa bande de plumes jaunes autour des yeux et traçant un trait vers l’arrière de sa tête. On peut les voir sur la plage de Sandfly Bay sur la péninsule d’Otago. Pour se donner un maximum de chance de pouvoir en croiser un sur la plage, il faut y aller aux heures de départ et de retour de la chasse. C’est à dire au lever et au coucher du soleil.

PANTAIA-NOUVELLE-ZELANDE-SOUTHERN-SCENIC-ROUTE-ROAD17

C’est malheureusement une espèce menacée et il est préférable d’adopter des comportements intelligents afin de les protéger et ne pas les empêcher de vivre leur vie. En effet, cet animal est très craintif et si il sent la présence d’êtres humains sur la plage à son retour de chasse, il attendra que la voie soit dégagée avant de sortir de l’eau et rejoindre son nid. Il est donc plus prudent de les observer à plus de 50 m pour leur éviter une mort de froid, d’épuisement ou de subir une attaque d’un prédateur (lions de mer, requins, barracudas…).

 

Lors de notre passage sur ce spot, l’heure n’était pas propice à l’observation de ces animaux. Mais sachant qu’il est possible de les rencontrer partout sur la côte, nous continuons la belle route de la péninsule.

 

Nugget Point

On file vers le Sud, et à quelques encablures de Dunedin, nous commençons à ressentir le côté sauvage de cette partie du pays. En effet, très peu de constructions et les villages se comptent sur les doigts d’une main.

 

Premier arrêt peu après Kaka Point sur une petite péninsule où nous espérons observer notre premier pingouin. Il est possible d’attendre leur arrivée sur la plage de Roaring Bay. Là, un abri spécifiquement placé à cet endroit, permet aux visiteurs de patienter sur un point surplombant la plage. On peut également en apprendre un peu plus sur l’espèce grâce aux informations placardées sur les murs de l’abri et la présence d’un volontaire du DoC – Department of Conservation.
A cette saison, seul un des parents – c’est une espèce qui vie en couple – passe la journée à chasser du poissons tandis que l’autre reste au nid avec leur progéniture. Il peut y avoir jusqu’à deux jeunes pingouins dans le même nid.

Après quelques minutes d’attente, un premier spécimen montre le bout de son bec. C’est amusant de voir à quel point cet animal est maladroit sur la terre ferme et nous l’observons de sécher les plumes avant de regagner son habitat.

 

Non loin de là, il est possible de faire une petite marche pour atteindre Nugget Point où se trouve un phare posé au sommet d’un piton rocheux au dessus de l’océan. Avec les nuages et le vent qui souffle, la vue est tout de même impressionnante avec ces vagues qui viennent s’écraser sur les falaises. Sur le chemin, nous croisons quelques otaries en contre-bas.

 

 

Curio Bay

Entre Nugget Point et Curio Bay, il est possible de s’arrêter sur un, ou plusieurs points d’intérêts, sur la route pour s’aérer. Il y a une succession de cascades et de grottes qu’il est possible de rejoindre ou d’explorer à seulement une petite demi heure de marche depuis le parking. Tous ces points sont indiqués par des panneaux sur la route.

 

Curio Bay c’est LE spot le plus connu des voyageurs car il est possible d’y croiser, encore une fois, un bon nombre d’espèces différentes au même endroit. Ici se trouvent également les pingouins aux yeux jaunes que nous avons pu rencontrer une nouvelle fois.

 

Mais le principal intérêt de cette baie, réside dans le fait qu’une colonie de dauphin y a élu domicile pour la plus grande joie des amoureux de la nature que nous sommes.
Nous avons patienté quelques jours dans ce petit coin de la Nouvelle Zélande afin de les observer depuis le rivage et pour les rejoindre et jouer avec eux dans les vagues – on avait même investi dans des masques et tubas pour l’occasion. En effet, cette colonie de dauphins Hector – facilement reconnaissable avec leurs ailerons de forme ronde – adore jouer dans les vagues de cette immense baie bordée d’une plage de sable. C’est donc une aubaine pour ceux qui auront la chance de les voir et le courage de se mouiller pour tenter une approche.

 

Cette race de petit dauphin – 1,20m de long – étant de nature très curieuse, il suffit de patienter au milieu de leur terrain de jeu pour espérer qu’ils viennent à ta rencontre et surfer dans les vagues avec eux.
D’ailleurs c’est un bon spot pour les adeptes de la discipline.
Voilà, ça c’est sur le papier mais la nature étant parfois capricieuse nous n’avons malheureusement pas eu la chance de les voir et encore moins de les rencontrer directement. Un vent violent les a certainement contraint à se mettre à l’abri. Quelques jours plus tard, nous apprenons qu’une orque était entrée dans la baie faisant fuir les petits Hector. Nous étions déjà partis pour la suite de notre périple.

 

Bluff

Petite bourgade à l’économie orientée vers la pêche et l’ostréiculture. C’est aussi la ville la plus australe de l’Île du Sud. C’est un cul de sac car au bout de route, c’est l’océan.
Bluff est une étape obligatoire pour une excursion sur l’Île Stewart ou Rakiura en Maori, l’île au Sud de l’Île du Sud – toujours plus au Sud. En effet, on y trouve l’embarcadère d’où partent les navettes quotidiennes vers cette île recouverte de végétation luxuriante et de plages vierges.
La Scenic Route continue en direction d’Invercargill – grande ville parfaite pour un ravitaillement et une bonne douche – et longe encore la côte de la région du Southland. C’est le moment de profiter une dernière fois de l’air iodé jusqu’à Monkey Island car nous pénétrerons ensuite dans le Fiordland.

 

Monkey Island

Après une nuit au bord de l’océan, rien de tel que de partir à la chasse aux fruits de mer pour se dégoter son repas du jour. On te dévoile notre spot de ramassage sur les derniers kilomètres de route côtière.
Monkey Island est notre petit préféré car il n’est pas bien difficile de revenir avec un sac de moules, de bigorneaux ou encore de Paua. A marée basse, il te suffira de te pencher pour en ramasser une quantité suffisante pour un repas digne de ce nom. Nous concernant nous avons fait le choix de ramener deux Paua pour notre recette du jour.

Mais qu’est-ce que le Paua ? C’est un gros mollusque à coquille endémique des côtes Néo-zélandaise, posé sur les rochers en attendant que tu viennes le cueillir. Nous avions déjà vu beaucoup de coquilles vides dans les boutiques souvenir et en avions trouvés sur les plages. En effet, son nom signifie « bénitier » en langue Polynésienne et la beauté de sa nacre bleutée en fait un souvenir de choix pour les visiteur de la Nouvelle Zélande.

Mais nous avions aussi entendu parlé de ce coquillage pour son goût et son prix d’achat exorbitant. Ne pouvant en acheter (100 $NZ le kilo), nous partons donc à sa recherche pour en déguster un spécimen.
La réglementation pour la pêche du Paua est assez strict. Il faut que sa longueur fasse au minimum 125mm, on ne peut détenir plus de 10 spécimens ou 3 kilos par foyer. Nous, nous souhaitons juste se faire des pâtes, et deux coquillages , même avec la taille minimum, sont largement suffisants pour nourrir deux personnes.
Après quelques tentatives nous réussissons à en décrocher deux. Pour se faire – il faut quand même plonger la tête dans l’eau car la profondeur était trop importante – il faut glisser une lame de couteau entre le rocher et le Paua, et faire levier pour le décoller de son socle. Sauf que dans la pratique, il s’avère que le mollusque sent qu’il va passer un sale quart d’heure au moment où tu passes la lame et là il s’agrippe de toutes ses forces et résiste aux couteaux les plus solides. Mais avec un peu de pratique, en les prenant par surprise et en étant rapide dans le passage de lame, c’est un jeu d’enfant.
On fait ensuite appel à un « kiwi » pour nous expliquer les rudiments du vidage de Paua. On suit l’exemple du connaisseur et on se prépare un bon plat de pâtes à la crème et au Paua. Nous ne pouvons que remercier la nature pour ce repas.

 

Te Anau

C’est en direction de Te Anau – à 40km de Monkey Island – qu’il est possible d’explorer une grotte peuplée de milliers de « glow worms » ou vers luisants en français. On trouve cette espèce endémique – encore une fois – de larves bioluminescentes d’insectes dans un grand nombre de grottes disséminées sur le territoire Néo-Zélandais. L’entrée est souvent payante mais par chance la Waia Cave est gratuite et se trouve à seulement deux petits kilomètres à l’écart de la route principale.
Au même titre que les lucioles, ces larves illuminent les murs et les plafonds des cavités souterraines et font penser à un ciel étoilé aux tons bleutés. C’est bien évidement dans le noir le plus total que l’on peut le mieux observer ce phénomène naturel surréaliste. On se sent immédiatement rassurer par leur présence alors que nous sommes plongés dans l’obscurité dans les entrailles de la terre. C’est une expérience unique qu’il faut absolument vivre en passant dans les environs.
Initialement, la Scenic Route s’achevait sur les bord du lac Te Anau dans la ville du même nom. C’est seulement depuis 2010, que l’extension jusqu’à Queenstown fût officialisée. Mais avant d’attaquer la dernière étape de ce superbe circuit, il ne faut surtout pas rater une autre route mythique et d’autant plus magnifique qui relie Te Anau au Milford Sound. De plus, une excursion dans le Fjord du Milford est nécessaire pour ressentir l’immensité de la nature et la beauté impressionnante de cette partie du Fiordland.
Te Anau est par conséquent une ville étape obligatoire pour rayonner dans ces parties du sud du pays. C’est une petite ville assez vivante, orientée vers le tourisme mais où l’on se sent tout de même à l’aise pour passer quelques jours en attendant le bon créneau météo pour partir à l’assaut du Milford Sound.

 

Queenstown

Queenstown, Dernière étape qui conclue la Scenic Route. Cette ville dispose d’un emplacement de choix pour profiter des toutes sortes d’activités autant hivernale qu’estivale. Posée sur les rives du Lac Wakatipu et aux pieds des montagnes, c’est la capitale nationale des sports extrêmes.
Notre périple s’achève ici après quelques centaines de kilomètres dans la partie la moins connue de ce pays et qui mérite de passer le temps nécessaire à la découverte de ses richesses naturelles parsemées sur toute la longueur de la Southern Scenic Route.

 

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