KAMPOT & KEP

Kep ou Kampot ? La seule vraie réponse est : les deux ! Elles ne méritent certes pas d’y séjourner une semaine mais valent largement un détour pour pouvoir apprécier pleinement cette région.
Kep et Kampot sont souvent associées grâce à leurs richesses culinaires qui sont le crabe et le poivre.
Kep étant située à seulement 20 kilomètres de Kampot, il n’est pas nécessaire d’y passer la nuit mais il est impératif d’y aller pour découvrir le fameux CrabMarket. D’autant plus que sa voisine Kampot est plus animée en soirée et rassemble bon nombre de voyageurs autour de quelques bières et repas aux saveurs locales.

 

CrabMarket

Comment peut-on aller à Kep sans déguster son délicieux crabe ? Impossible. Ce marché est une véritable scène de vie locale.
Pour commencer, il faut s’aventurer derrière les premières étales qui vendent des crevettes déshydratées ou autres poissons, pour se rapprocher le plus possible de la mer que l’on aperçoit au fond.
Pour te situer le CrabMarket, il est placé le long d’une jetée donnant sur la mer Méridionale et est coincé entre les restaurants et la route. Tu ne pourras pas le manquer, c’est LE lieu d’effervescence de cette petite ville.
Maintenant que nous sommes au bord de l’eau, nous sommes alpagués par les vendeurs de crustacés en tout genre. On n’y trouve pas seulement du crabes de toutes tailles mais également de la petite langouste, de grosses crevettes – style gambas comme on les aime – du calamar et j’en passe. Ça tombe bien, nous ne sommes pas venus la pour enfiler des perles ! En grands carnassiers que nous sommes, nous choisissons de manger un bon kilo de crabes. Les négociations vont bon train et nous nous le faisons préparer et cuisiner directement sur place (7$ le kilo de crabes et 2$ la cuisson).
Avis aux vegans qui nous lisent, que la scène qui va suivre risquerait de vous choquer.
Une fois la vente conclue, un homme se charge de sortir une des nasses stockée directement en bas des escaliers plongeant dans la mer. Une femme choisie soigneusement les crabes pour atteindre le kilo souhaité. Un autre homme s’occupe de préparer les petites bêtes en les coupant en deux vivant. Ils sont ensuite vidés et placés dans un grand wok préalablement chauffé et huilé. Ils sont assaisonnés avec une sauce au poivre de Kampot.
Nous avons dégusté ce plat au milieu des stands environnants moyennant l’achat d’une boisson. Tu peux aussi y acheter du riz pour accompagner ton plat.
Tout est prévu pour que tu te régales et nous ne sommes absolument pas déçus !

Ayant dormi sur Kep pour les fêtes de Noël, nous avons fait de ce marché notre cantine et avons continué notre génocide de crustacés en dévorant de petites langoustes, elles aussi, tout droit sorties de l’eau.
L’avantage avec ce marché, c’est que la traçabilité du produit est assez facile à vérifier car tu peux suivre des yeux ton crabe depuis sa sortie de la mer jusqu’à ton assiette.
Autrefois Kep Sur Mer, ville de villégiature des expatriés Français, puis prise par les Khmer Rouge, elle est aujourd’hui une petite ville calme sans charme. On y trouve des routes immenses où personne ne circule. C’est presque flippant, on a l’impression d’être dans une ville fantôme.
A par le CrabMarket, les intérêts de la ville sont restreints : une balade dans le parc national sur un chemin de 4×4, et une promenade en bordure de mer pour voir le fameux emblème de la ville et observer les îles Vietnamiennes au large.

 

 

Kampot

Cette petite ville est surtout connue pour sa culture du poivre qui est réputé être l’un des meilleurs du Monde.
Le mieux pour découvrir ce coin c’est encore le scooter – on ne se refait pas désolés. On enfourche donc un deux roues pour rejoindre une plantation de poivre et en apprendre un peu plus sur le fameux condiment.

 

La Plantation

Sur les recommandations d’un Antibois exilé à Kampot, nous nous sommes rendus à « La Plantation » qui est une plantation de poivre créée par un couple Franco Belge. La visite, gratuite et en français s’il vous plait, est très intéressante et nous donne l’occasion d’une petite balade au milieu des lianes de poivriers.
Car oui, le poivre est originaire de la jungle et est une liane qui vient s’accrocher aux arbres. La plante a besoin d’ombre et d’une bonne irrigation : 30 L d’eau par semaine et par pied. Pour éviter de noyer les plants durant la saison des pluies, les terrains sont légèrement inclinés – pas bête !
Selon toi, quelle est la différence entre le poivre vert, rouge, noir et blanc ? Et bien figures-toi qu’ils proviennent tous du même plant !
Le poivre vert est celui fraîchement cueilli vert. Le rouge est cueilli rouge (à maturité) puis séché au soleil. Le noir est récolté vert puis séché au soleil. Le blanc peut être obtenu de deux manières : poivre rouge trempé dans l’eau chaude pendant 24h, ou bien mangé par les oiseaux, digéré puis ramassé dans les fientes – un peu dégeux je te l’accorde mais d’une qualité supérieure ! En effet, nos amis les piafs ont l’instinct pour dégoter les meilleurs grains.
Nota : Ne pas acheter de poivre vert à moins de vouloir le consommer dans les quinze jours car celui-ci, étant frais, ne se conserve pas – même sous vide !
Ici, le poivre est ramassé à la main, grain par grain afin de ne sélectionner que les éléments en fonction de ce que l’on souhaite : vert ou rouge. Les grains d’une même grappe peuvent arriver à maturité à différents moments.
Le poivre de Kampot est tellement connu qu’il bénéficie aujourd’hui d’un label AOP afin d’éviter toute contrefaçon venue du Vietnam – qui est également un gros producteur.
La route aux alentours est vraiment sublime, on traverse les rizières et les campagnes Khmer qui ne manquent pas de charme. Le scooter nous permet d’apprécier à notre rythme la balade et franchement on adore !

 

Les marais salants

Nous avons été surpris d’apprendre qu’il y avait des marais salants ici. Mais bon il y a du poivre, il fallait bien du sel !
Deux possibilités pour s’y rendre : en revenant de « La Plantation » après le pont à gauche, ou bien directement depuis la ville, prendre le vieux pont et se diriger vers la gauche.
Nous avons fait la balade dans les deux sens. La route est très agréable en vélo depuis la ville.
Malheureusement nous n’y étions pas à la bonne saison et les marais salants étaient vides.

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