4000 ÎLES

Attention – Ceci est un avertissement : Gros risque de rester scotché aux 4000 Iles.

 

L’arrivée

On ne pouvait quand même pas laisser Jolly sur le continent tandis que nous nous prélassions sur les îles ? Qui dit île, dit bateau. Malgré sa phobie de l’eau nous l’avons persuadée de monter sur une barque de fortune pour rejoindre notre lieu de villégiature. Cette traversée est, pour le coup, assez insolite car il faut descendre directement sur la plage pour ensuite embarquer la moto, à l’aide d’un petit tremplin, sur deux coques reliées entre elles par de simples planches. On sent que le bricolage est inné ici mais ça fonctionne plutôt bien.
Bref nous y sommes, bien installés et tenant d’une main Jolly pour la rassurer – surtout pour nous rassurer qu’elle ne tombe pas à l’eau avec l’ensemble de nos affaires. Nous entamons notre traversée entre les îles et îlots face à un soleil couchant. Jusqu’ici, tout va bien… La tâche et les risques de chutes dans le Mékong n’étant pas assez élevés, le capitaine vient s’accoupler à une autre barque du même type. Et si on changeait de place… ? Quelle excellente idée que de changer d’embarcation au beau milieu du fleuve. Finalement tout s’est passé sans encombre et nous nous souviendrons longtemps de cette traversée hors du commun.

Je tiens à préciser qu’aucune moto n’a été maltraitée durant ce voyage.

Les 4000 Iles sont un ensemble d’ilots sur le Mekong. Un cadre unique. Seules trois d’entre elles disposent d’habitations : Don Khong la plus grande, Don Det la fêtarde et Don Khône la tranquille. La plupart des voyageurs préfèrent les deux dernières qui bénéficient de cascades sur le Mékong et d’une ambiance festive.
Ayant déjà vécu l’agitation de Vang Vieng, nous avons préféré nous rendre à Don Khône, histoire d’être au calme et de chiller paisiblement. Etrangement les îles n’étaient pas bondées de touristes et Don Det s’est trouvée être tout aussi calme que Don Khône, avec des bars et des restaurants en plus.
Après une nuit sur Don Khône, nous déménageons donc pour Don Det où nous avions dégoté un bungalow vue sur le Mékong pour 40 000 Kips – environ 4€.
Les activités aux 4000 Iles sont la détente, une balade en vélo entre Don Det et Don Khône, la découverte des cascades, l’observation des dauphins de l’Irrawady et la détente – ah oui je l’ai déjà dit mais vraiment, l’activité phare ici c’est chiller !
Nota : Pour les plus de quarante ans qui nous lisent, « chiller » signifie ne rien faire, se détendre, profiter de la vie.

 

Balade en vélo

Les vélos se louent pour 1€ la journée et sont le moyen de transport idéal pour découvrir les îles.
Impossible de se perdre sur l’unique chemin qui fait le tour de chacune d’elle. Tu pourras aussi les traverser par l’intérieur grâce à un autre chemin qui autrefois accueillait des rails permettant le transport d’embarcation. En effet, il était impossible pour les bateaux de descendre ou remonter les cascades du Mékong.
Aujourd’hui, les rails ont disparu et il ne reste qu’un chemin de terre parsemé de trous béants ainsi que les locomotives à vapeur entreposées aux embarcadères en mémoire de ce temps.
La balade est très facile, même pour les non-sportifs et on y fait facilement le tour en une journée. C’est surprenant de voir s’entremêler les bars et restaurants avec les maisons des habitants de ces îles. Nous sommes plongés dans l’ambiance 4000 Iles en pédalant tranquillement sur ces petits chemins entrecoupés de petits ponts de bois rafistolés et en observant la vie locale qui est tout aussi paisible que les visiteurs de cette partie du pays.
Après un petit coup de chaud, il est possible de se rafraîchir sur l’une des plages disséminées sur les rives du Mékong. Oui, nous nous sommes baignés dans le Mékong ! Il était rafraîchissant mais pas très accueillant je te l’accorde. Je te déconseille fortement d’y boire la tasse. Pour ceux qui seraient retissant à l’idée de plonger dans cette eau marronnasse, je leur rappelle que la quasi totalité des guesthouses se trouvant sur ces îles se servent directement de l’eau du Mékong pour alimenter douches, lavabos et toilettes.

 

 

Les cascades de Li Phi

Nous débattons encore sur le mot adéquate pour nommer ces « cascades ». Nous avons une préférence pour le terme de « rapides » qui s’appliquerait un peu mieux à ce type de chute d’eau. Nous commençons à devenir expert en waterfall – je n’avais plus de synonyme en français – et nous ne pouvons donc affirmer avec certitude qu’il s’agisse bien de cascades.
Néanmoins, ces « rapides » n’en reste pas moins impressionnant. Le Mékong nous offre un beau spectacle, avec un débit impressionnant.
Nota : Il existe d’autres « cascades » à l’Est de Don Khône que nous n’avons pas eu le temps d’aller voir car nous avions prévu un sunset boat trip. Et l’idée de boire une bière devant un coucher de soleil l’a emportée haut la main face à une cascade sur le Mékong.

 

 

Les dauphins de l’Irrawady

Ces petits cétacés sont des dauphins d’eau douce. On les nomme ainsi en référence au fleuve de l’Irrawady qui traverse le Myanmar, où jadis on les trouvait en nombre.
Aujourd’hui, l’espèce est menacé voire en voie d’extinction, avec une douzaine de spécimen dans le Mékong et encore moins dans le fleuve birman.
Moyennant la modique somme de 30 000 Kips par personne – environ 3€ – tu peux trouver une embarcation qui t’emmène les voir. En effet, il y a une zone sur le Mékong où ils ont l’habitude de venir et où l’on peut les observer en toute quiétude.
La barque se pose sur la berge et tu peux apprécier le spectacle depuis la rive.
Nous avons pu voir trois dauphins. Leur apparition est furtive, pas de saut dans les airs, ni de jeu avec les barques. Une simple respiration chaque 2-3 minutes.
C’est très apaisant de les regarder, si doux et gracieux au milieu du tumulte du fleuve. Leur apparition est tellement rapide qu’il est très difficile de prendre des photos. Finalement, il faut juste se poser et apprécier ce moment de tranquillité en observant cet animal qui risque de disparaître à tout jamais dans quelques années.

 

Le petit plus de Don Det

En tout début d’article, je t’ai indiqué qu’il y avait un gros risque de rester scotché ici, en témoigne la quantité de français, et autres nationalités, qui vivent désormais sur les îles à l’année – ou presque.
Facteur numéro un : La drogue ! Et oui, à Don Det même la petite dame de l’agence de voyage te vend du cannabis qu’elle te refile dans un nain – hyper discret !
La spécialité locale est le « Happy shake » mais tu trouves également le « Happy cookie » et la « Happy pizza », comprends un Shake, un cookie ou une pizza aromatisés au cannabis. Effets garantis !
Facteur numéro deux : L’ambiance. On ne va pas se le cacher, passer la journée à rencontrer du monde, faire la sieste dans un hamac avec vue sur le Mékong, l’apéro au sunset sur une île déserte, … Tout ça fait que l’on perd vite toute motivation de bouger de ce petit coin de paradis.

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