LES PLATEAUX DU BOLAVENS

Au départ de Thakhek et après deux jours de moto, nous rejoignons Paksé. Cette ville est le point de départ de la Boucle du Bolavens.

 

Paské

On retrouve la ville après avoir traversé un pays rural et dépeuplé. Paksé est une cité « carrefour » pour les voyageurs venant du Vietnam, de la Thaïlande, du Cambodge et bien sûr du nord et du sud du Laos. Tout le monde se rencontre ici pour continuer ensuite son trip vers de nouvelles contrées.
Rien de bien folichon dans cette ville « dortoir » mise à part la visite d’un bouddha qui regarde s’écouler le Mékong tranquillement sur sa colline. Il est sympa d’y aller pour voir le coucher du soleil. Il y aussi quelques restaurants en ville sur les rives du fleuve mythique où il est agréable de manger quelques plats locaux.
Mais tout l’intérêt de ce coin du pays reste la visite des plateaux du Bolavens en deux roues.
En réalité il existe deux Boucles, une petite de 195km et une plus grande de 332km. Les blogs de voyageurs ont tendance à conseiller d’avantage la Boucle de Thakhek que celle des plateaux du Bolavens, mais compte tenu des kilomètres à parcourir et du manque de temps, nous avons choisi de faire la petite Boucle avec un extra aux cascades Tayicseua qui sont réputées pour être la meilleure partie du périple.
C’est donc parti pour trois jours et deux nuits en compagnie de Laury, une voyageuse en herbe que nous avons rencontrée à Luang Prabang et que l’on a réussi à convaincre de nous accompagner dans cette folle expédition.
Quand la plupart des loopers font le tour dans le sens des aiguilles d’une montre, nous avons décidé de le faire dans le sens inverse pour prendre le temps, le deuxième jour, de partir à la découverte des cascades de Tayicseua.

 

Tad Fane

Après une petite heure de route, dans un paysage rurale mais pas exceptionnel, nous atteignons les chutes de Tad Fane. Hautes de 120m ce sont deux chutes jumelles, considérés comme les plus hautes du Laos.
Vraiment très impressionant surtout qu’il n’est pas évident de voir le point de chute.
Le bus de chinois qui a débarqué, nous a vite ramené à la réalité et nous nous sommes lancés dans un « trekking » dans la jungle pour rejoindre la naissance des cascades. Le chemin est très bien indiqué sur Maps.me et après une marche acrobatique nous atteignons notre objectif.
Super récompense à l’arrivée, nous avons une petite cascade pour nous tous seuls, et une vue imprenable sur une des deux chutes vertigineuses.
Les plateaux du Bolavens étant réputés pour le café, qui est un des meilleurs du Monde, nous faisons une pause dégustation après notre repas du midi.
Nous avons pu constater que c’est tout un art de préparer un café : d’abord il faut peser au gramme près le café, puis humecter le filtre et préchauffer les tasses à l’eau chaude, enfin on verse l’eau bouillonnante sur le café fraîchement moulu.
Un vrai délice ce petit café du Bolavens, tellement que nous avons craqué et que nous avons acheté un sachet de café pour nos petits déjeuners en Nouvelle Zélande.

Tayicseua

Nous avons consacré la matinée de notre deuxième journée à la découverte des cascades de Tayicseua. En effet, le site ne compte pas moins de sept chutes que tu pars explorer à travers la jungle.
Les cascades sont toutes plus belles les unes que les autres. Deux d’entre elles sont carrément exceptionnelles. La première sort tout droit d’un célèbre dessin animé pour enfants aux couleurs acidulées – bienvenue dans le monde des Télétubbies – on pourrait croire que tout est faux tellement c’est beau.
Tandis que l’autre nous plonge tout droit dans une ère préhistorique où les dinosaures et la végétation luxuriante règnent en maître sur la planète. Il est possible, pour cette dernière de s’aventurer derrière le rideau d’eau pour s’imprégner de la puissance et de la hauteur de cette magnifique chute.  Quoi qu’il en soit, pour chacune des cascades on peut te dire c’est le chemin qui y mène n’est pas de tout repos !
Nota : Attention dans une des cascades, il y a des poissons « mangeurs de kiki ». Des petits poissons qui se mettent dans l’urètre et qui reste bien au chaud : opération impérative – retour en France !
Nous te recommandons vivement de demander à la guesthouse de quel bassin il s’agit.

 

Tad Lo

Réveil douceur à Tad Lo avec le bain des éléphants dans la rivière. En effet, tous les jours un resort qui possède deux éléphants leur font prendre un bain à 16h et à 7h30. Nous sommes septiques sur le fait que les animaux soient heureux mais au moins ils sont libres durant leur bain quotidien.
Dernier jour de la Boucle, nous visitons les cascades. Moment détente et baignade dans la rivière. C’est bon ce n’est pas dans celle-ci qu’on mange les kikis. Nous prenons le temps de nous reposer et d’apprécier l’environnement alentours, les femmes qui ramassent des coquillages, un pêcheur sur une cascade. Bref la vie à Tad Lo.

 

Plantation de café

Sur le chemin du retour, impossible de ne pas faire un stop à la plantation de café de M. Vieng qui est une des plus réputées de la Boucle.
En effet, pour la modique somme de 15 000 kips par personne, M. Vieng te fait visiter sa plantation et t’explique toutes les étapes depuis le semi de la graine jusqu’à la torréfaction du café.
La visite est vraiment très intéressante et te permet aussi de découvrir que les agriculteurs ne vivent pas uniquement de la récolte du café mais également du manioc et d’arbres fruitiers qui font de l’ombre aux caféiers.
La conclusion est mitigée entre Rémy qui a trouvé que c’était vite expédié et que c’était l’usine, et moi qui ai plutôt apprécié.

 

Champassak

Avec une journée de plus à moto, il est possible de rendre à Champassak. Cette petite ville, située à 35km de Paksé, hérite d’un passé colonial avec quelques beaux bâtiments le long de la route principale.
Mais la raison pour laquelle il faut se rendre à Champassak, c’est pour visiter Wat Phou un ancien temple Khmer.
Bon d’accord, si tu as déjà visité Angkor, le détour ne vaut peut être pas la coup. Mais pour nous qui ne sommes pas encore allés au Cambodge, c’était plus intéressant. Le site offre une vue imprenable sur la plaine et le Mékong au loin. Les vestiges sont visitables en toute quiétude et sans trop de monde – aucun chinois à l’horizon OUF !
Petit plus à Champassak, ne pas hésiter à se rendre au théâtre d’ombres qui propose tous les soirs un spectacle soit d’ombre et de lumière soit un film en noir et blanc. On apprécie le spectacle en musique jouée par un orchestre en live devant la scène.
C’est un français qui est à l’origine du projet et qui se fait une joie, tous les soirs, de présenter le spectacle.
Nota : L’entrée coûte 50 000 kips par personne avec la visite du musée.

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