MANDALAY

Dernière étape de notre périple au Myanmar, nous débarquons à Mandalay. On prend un claque en arrivant dans la deuxième plus grande ville du pays (derrière Yangon), surtout après avoir sillonné le territoire à travers de petites villes ou villages.
Nous avons décidé de poser nos sacs à dos ici, pour 2 jours avant le départ pour la Thaïlande. Et ce ne sont pas les activités qui manquent à Mandalay.
Impensable pour nous, de ne pas voler de nos propres ailes et de ne pas louer un scoot pour visiter les alentours.
Anecdote : Tu ne le sais peut-être pas encore, mais Rémy est un pro du poussage de moto et scooter, il faut dire qu’en France on tombe souvent en panne ! Et bien figures-toi qu’on a beau être au presque bout du Monde, et bien la malédiction continue et nous n’avons même pas fait 100m que notre scooter est tombé en panne … d’essence. Qui a poussé les 500m jusqu’à la station service, je te le mets dans le mille, c’est Mimi !!!!!

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Avant toute chose, nous avons pris de la hauteur… Nous nous sommes rendus sur la Mandalay Hill, comprends la colline de Mandalay – seule et unique du coin ! Qui comme tu t’en doutes surplombe toute la ville et te permet d’avoir une vue à 360°. Bon, bien évidemment, ils n’allaient pas laisser ce point culminant sans y construire une pagode dessus…
On note que ça serait un joli coin à sunset, mais l’occasion ne s’est pas présentée pour nous de confirmer cette hypothèse.
Nous nous dirigeons ensuite tout doucement vers Mahamuni Pagoda en longeant l’Irrawady. Décor assez difficile à supporter car nous traversons les quartiers pauvres de la ville, les bidons-ville et les maisons de fortune disposées sur le terre plein central de la route. Ça nous renvoi à l’Inde et aux souvenirs de cette misère omniprésente.
On termine notre première journée avec un coucher de soleil sur U Bein’s Bridge.

 

U Bein’s Bridge

Mais qu’est ce que c’est que ça ??? Et bien figures toi que le pont de l’U Bein (ouais je sais je t’impressionne avec mes traductions), avec ses 1,2 km, est le pont en teck le plus long du Monde !
Des monastères étant présents de part et d’autre, il n’est pas rare d’y croiser des moines. C’est d’ailleurs le but ultime de la balade : prendre une photo du pont avec de beaux moines dans leur tenue traditionnelle. L’exercice n’est pas évident vu le nombre de touriste présent sur le pont, que bien sûr nous ne voulons pas sur nos photos.
L’U Bein est composé de piliers en teck d’une hauteur approximative de 6-8m au dessus de l’eau et d’un plancher en teck. Le tout sans garde corps ! – déformation professionnelle désolée.
Lorsque le soleil s’apprête à se coucher, une ribambelle de bateliers s’affaire à amener les touristes sur l’eau pour qu’ils puissent apprécier la vue sur le pont avec en toile de fond le coucher du soleil.
N’ayant pas prévu le coup, il faut réserver, nous n’avons pas pu faire cette petite excursion maritime. Mais le coucher du soleil depuis la terre ferme était très joli également.
Deuxième jour, on enfourche de nouveau notre fidèle compagnon, full tank, pour une virée de l’autre côté de la rive à Mingun et Sagaing. Mais avant ça : le Jade Market !!!

 

Jade Market

On en avait entendu parlé par nos copains bretons, Lena et Maxime, et on avait bien hâte de s’y rendre.
Lorsque tu commences à voir des milliers de scooter garés dans la rue, sur 6 ou 7 rangés, tu sais que tu es au bon endroit. Ensuite tu pénetres dans l’enceinte clôturée du Jade Market et là c’est comme entrer dans un univers parallèle.
Ca grouille de monde, des hommes pour la plupart, se trimballent des cailloux de toute taille allant de la tête d’épingle au rocher ayant la taille d’une énorme citrouille et pouvant peser jusqu’à 45kg.
Alors là, il s’agit de comprendre comment cela fonctionne. Et franchement, bein on n’a pas tout compris. Ce que l’on peut te dire, c’est que les vendeurs – ceux avec les cailloux – passent de stand en stand et présentent leur marchandise aux acheteurs potentiels, qui sont principalement chinois.
En effet, le marché chinois est friand de Jade.
La procédure est toujours la même, l’acheteur examine la pierre à l’aide d’une lampe torche, ce qui lui permet de vérifier la qualité de la Jade. On avoue qu’on n’a pas bien compris ce qui faisait qu’une Jade valait plus qu’une autre. Et ce n’est pas la population locale qui aurait pu nous renseigner puisque personne dans le coin ne parle anglais.
Les stands, sont tous équipés d’un smartphone qui filme en permanence la pierre proposée pour la soumettre aux potentiels acquéreurs en ligne. Nous avons pu assister à une vente mais là encore difficile de savoir à quel prix la Jade s’est négociée, qui est l’acheteur et comment la transaction est validée.
Ce qui est marrant, c’est de voir que les vendeurs sont contents de nous montrer leur pierre, et nous avons ainsi pu voir passer sous nos yeux la quasi-totalité des différentes couleurs de Jade.
D’ailleurs savais-tu qu’il en existe de la noire et de la ambrée ?
Les allées du Jade Market, regorge également d’ateliers de tailleurs de pierre qui transforme le produit brut en Jade exploitable pour la réalisation de bijoux.
Et bien-sûr, tu peux trouver quelques boutiques qui revendent les produits finis, tels que les bracelets, les boucles d’oreilles, les bagues, … de toutes les qualités et couleurs que propose la Jade. Nous n’avons pas résisté longtemps – en réalité on savait déjà qu’on allait craquer – à s’offrir un petit souvenir.. Pour Rémy un bracelet en perle et pour moi un bracelet plein.
C’est un endroit très particulier qu’il faut absolument visiter !!
Nota : L’entrée de ce marché se paie 2000 Kyats par personne sans compter les 100 Kyats pour la garde de ton deux roues.
On reprend la route – heureusement qu’une personne s’occupe du parking à scooter, on ne l’aurait jamais retrouvé sinon – et on ne peut s’empêcher d’apercevoir les ateliers de sculpture de marbre. Il y en a un certain nombre sur le bord de la route, impossible de les manquer car il s’y dégage des nuages de poussières blanches recouvrant même les feuilles des arbres. Tu ne devineras jamais quelle est la représentation la plus sculptée dans ces ateliers… des Bouddhas, comment as-tu deviné ?
Nous nous arrêtons pour observer le travail des artisans, c’est presque du travail à la chaîne. Il y en a de toutes tailles, plus ou moins finis, et surtout un nombre impressionnant. On comprend immédiatement que cette religion tient une place importante dans la culture des pays d’Asie.

Mingun

Anecdote : A chaque fois que l’on visite un nouveau lieu, nous trouvons le moyen de nous perdre et terminons sur une piste pourrie qui nous permet de tester les amortisseurs du véhicule. Cette fois-ci encore, nous n’échappons à notre destin ! C’est Mimi qui conduit et moi qui fait le GPS, autant vous dire que l’on fonce tout droit sur une piste, qui se termine en quasi lit de rivière. Le scooter a tenu le coup, Rémy m’a engueulée … Et moi j’ai bien rigolé !
Nous voilà arrivés à Mingun, connue pour sa Pagode qui aurait pu être le plus grand du Monde – plus de 150m de haut – si la construction n’avait pas cessée. La raison de cette interruption n’est pas vraiment connue et les légendes vont bon train : certains assurent que des astrologues auraient prédit la mort du roi à la fin de la construction, d’autres qu’il n’y avait plus d’argent dans les caisses. Le mystère reste donc entier.
Mesurant aujourd’hui 50m de haut, elle est partiellement effondrée du fait du tremblement de terre de 1838. Une énorme lézarde la traverse en partie. Impossible d’accéder à l’intérieur, c’est presque décevant une si grande construction pour pas grand chose. Ah non pardon ! Il paraîtrait qu’il y aurait une dent de Bouddha ainsi que des milliers de figurines en or, en argent ou en pierres précieuses dans une chambre à l’intérieur de la Pagode.
Non loin de là, tu peux observer la plus grand Cloche du Monde, en état de sonner !! En effet, celle de Saint-Pétersbourg la dépasse en taille mais elle est fêlée.

Dernier point d’intérêt du coin, Hsinbyume Paya. Ce stûpa d’un blanc immaculé a été construit par le roi Bagyidaw en hommage à sa défunte première femme – Tiens ça nous rappel quelque chose cette histoire…
Il a un design assez unique, que nous n’avons retrouvé nul part ailleurs. C’est certainement un des plus beau que l’on ai vu – fais-nous confiance on en a vu un paquet !

 

Sur la route pour Sagaing, nous sommes ralentis par un étrange cortège : des jeunes filles sont escortées par les hommes de la famille, à pied, sur des chevaux ou à dos d’éléphants. Elles portent toutes une tenue que l’on pense traditionnelle. En tout cas, elles sont maquillées, apprêtées et sont vraiment très belles. Le cortège est accompagné d’une voiture où des danseurs hommes présentent un numéro et chantent. Un peu plus loin, une seconde voiture avec un homme qui semble réciter des prières dans un mégaphone.
Nous n’avons pas tout à fait compris à quoi nous assistions. Encore une fois, la population ne parlant pas anglais, la communication et l’échange sont compliqués voire impossible surtout dans de petits villages comme celui où avait lieu cette cérémonie.

 

Sagaing

Surnommée – par moi-même – la colline aux pagodes, on en dénombre plusieurs centaines… On t’avoue qu’avec toutes celles que l’on a visité à travers le pays et notamment à Bagan, on en a un peu marre…
Résultat, nous nous contentons d’aller au sommet de cette fameuse colline, ce qui nous permet d’avoir une vue d’ensemble sur la ville et sur les deux ponts qui traversent l’Irrawady.

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