YANGON

Nous débarquons sur le sol Birman à Yangon. C’est la plus grande ville du pays avec ses 5,2 millons d’habitants. L’aéroport étant éloigné, nous prenons un taxi pour rejoindre le quartier de « Dowtown » où se trouve la plupart des guesthouses à prix raisonnables et où il est facile de trouver un restaurant ou des stands de street food à proximité.
Anecdote : Dès la première minute dans le taxi, nous constatons que le chauffeur conduit sur la voie de droite avec une voiture équipée d’un volant à droite… Surprenant et super dangereux ! On apprend en fait  qu’il s’agit d’une loi ordonnée il y a plus de 50 ans par le Chef de la junte militaire,  au pouvoir à l’époque, pour rompre avec le colonialisme anglo-saxon. On dit aussi que l’idée lui aurait été soufflée par son voyant car la gauche porte malheur. Les Birmans n’ayant pas les moyens de se payer des véhicules neufs avec volant à gauche, c’est resté comme cela jusqu’à aujourd’hui et ça ne choque personne, mise à part les étrangers.

Le centre ville est un lieu très vivant où nous remarquons très vite le mélange culturel qui y règne avec ses quartiers indiens (ça nous manquait tiens !), chinois et birmans. Le tout dans un environnement chaud et très humide avec des bâtiments coloniaux délabrés recouverts de mousse et de végétations tropicales. On a l’impression d’être tombé dans un monde abandonné par l’homme durant une trentaine d’années, où la nature reprend doucement sa place dans un milieu urbain. On pourrait y tourner quelques films avec ces décors post-apocalyptiques.

Le site principal à ne pas manquer est bien évidemment la Pagode Shwedagon. Sur 2 ou 3 jours, il est possible de visiter l’ensemble des sites importants de la ville comme les nombreuses pagodes qui s’y trouvent ainsi que le musée des pierres précieuses mais surtout les ateliers de fabrication et les boutiques situées juste à côté.
Le soir, il ne faut pas manquer l’occasion de manger dans Chinatown notamment dans les 19ème et 20ème rues.

 

Pagode Shwedagon

C’est LA Pagode. Aucune autre ne peut l’égaler : c’est la plus grande, la plus haute, la plus riche, la plus visitée, la plus belle, la plus plus…
Nous avons décidé de nous lever très tôt pour arriver au moment où les premières lueurs du jour viennent caresser le stûpa doré. Nous avons pu profiter de l’enceinte de la pagode durant les heures les moins fréquentées, et également les moins chaudes.
Une pagode se visite en tournant autour du stûpa central dans le sens des aiguilles d’une montre. Tout autour, sont disposées une flopée de petits stûpas et pagodons. Parmi eux se trouvent des oratoires pour chaque jour de la semaine, ornés d’un bouddha. A chaque jour est également associé un animal et un astre. On compte donc… huit oratoires…car dans le calendrier astrologique bouddhiste, la semaine est divisée en huit jours. Pour s’adapter au calendrier grégorien, le mercredi a été coupé en deux.
Si tu veux connaître quel animal et quel astre représentent ton jour de naissance, voici la liste :
  • Lundi : Tigre – Lune
  • Mardi : Lion – Mars
  • Mercredi matin : Éléphant avec défenses – Mercure
  • Mercredi après-midi : Éléphant sans défense – Pluton
  • Jeudi : Rat – Jupiter
  • Vendredi : Cochon d’Inde – Vénus
  • Samedi : Dragon – Saturne
  • Dimanche : Garuda (oiseau mythique) – Soleil
Il est coutume d’arroser avec de petites coupelles d’eau le bouddha et l’animal autant de fois que l’on compte d’années dans cette vie.
La Pagode Shwedagon est monument très intéressant  pour son architecture, pour la découverte de cette religion, mais surtout on pourrait passer quelques heures à observer les fidèles qui viennent se recueillir, faire des offrandes ou prier en groupe.
Je ne saurais pas dire quel est le meilleur moment pour la visiter car une fois la nuit tombée, ce lieu est plongé dans une ambiance toute particulière avec des bougies par milliers et des bâtons d’encens qui diffusent une lueur et une odeur qu’il faut absolument apprécier par ses propres sens.
Si tu n’arrives pas à te décider sur le moment de la journée pour ta visite, pas de panique le billet est valable toute la journée et tu peux y entrer et sortir autant de fois que tu le désires.
Nota : Un peu éloignée du centre, mieux vaut se lever tôt pour apprécier le lever du soleil sur place. Le site est ouvert de 4h00 à 22h00, donc ça laisse une grande amplitude horaire pour pouvoir le visiter. Pour y revenir le soir par exemple, il faut conserver le badge donné à la première entrée. Ne pas oublier que c’est un lieu de culte bouddhiste ce qui signifie que tu devras couvrir tes jambes et tes épaules (hommes et femmes) et bien évidement te déchausser.

 

Chinatown

On avoue que pour notre premier repas, nous n’avons pas tout compris à la façon dont il fallait commander notre plat. Après quelques échanges hasardeux, nous nous sommes retrouvés avec 4 pauvres brochettes de poulet que nous n’avions pas commandées.
En revanche la bière arrive quasi-instantanément sur notre table. Pas besoin d’être un routard de l’extrême pour réussir cet exploit. D’ailleurs on te recommande la bière locale : la Myanmar est une bonne blonde claire et désaltérante…
Sur toutes les tables Birmanes, tu trouveras toujours un thermos plein de thé vert qui est consommé durant les repas, en remplacement de l’eau.
Pour le second repas, plus déterminés que jamais à manger un plat consistant, nous nous installons autour d’une fondu en compagnie de locaux – on se dit que ça doit être une valeur sûre. Cependant le doute s’installe quand nous voyons le type de mets qui s’y trouvent. En effet, vu de plus près, impossible de déterminer de quel animal ni de quelles parties proviennent ces morceaux plantés sur des bâtons à brochettes.
Le principe est assez simple : tu trempes ta brochette dans un espèce de bouillon puis dans une sauce légèrement relevée et hop c’est à déguster.
A la fin de ton repas, le vendeur compte le nombre de brochette que tu as consommé et t’annonce un prix. Simple et efficace !
Avec quelques jours de recul, nous ne savons toujours pas ce qu’on nous avons ingurgité mais c’était très bon et notre corps s’en est accommodé.

Si je devais résumer la cuisine Birmane en une phrase ce serait : Le gras c’est la vie !

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